L'Union pour la Méditerranée : une ambition française de reconsidérer le Sud
La guerre conduite par Israël contre le Hamas en décembre 2008, qui a fait 1 300 morts côté palestinien pourrait avoir deux effets très différents sur le projet d'Union pour la Méditerranée. Le premier consisterait à considérer que le projet est mort-né et que la manière dont Nicolas Sarkozy se propose de le revisiter en lui donnant un souffle nouveau n'y changera rien. Tant que le conflit moyen-oriental s'enlise, aucun dessein régional ne pourra être conduit. Le second effet pourrait au contraire inciter à croire que plus que jamais, l'Europe doit contribuer à faire régner la paix en Méditerranée, que ce soit pour le développement et la cohésion de l'espace euro-méditérranéen ou pour éviter l'importation d'un conflit dans les pays d'Europe où coexistent Juifs et Arabes.Mais, par-delà ces effets liés à l'actualité immédiate, cette note a pour ambition de comprendre pourquoi, 12 ans après la mise en place de l'accord de Barcelone, la France a cru bon d'inscrire ce projet dans une dynamique nouvelle ? Pourquoi aussi, ce projet qui se voulait en rupture avec Barcelone, en devient le prolongement sous la pression de certains responsables politiques européens et en particulier Angela Merkel ? Que reste-t-il alors de la nouvelle mouture voulue par Nicolas Sarkozy et ses conseillers de l'Élysée si ce n'est la volonté d'une symétrie entre les pays du nord et ceux du sud de la Méditerranée ?
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
L'Union pour la Méditerranée : une ambition française de reconsidérer le Sud
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesL’essor du programme spatial taïwanais : Construire une industrie, soutenir la sécurité nationale
Taïwan, connu pour son leadership dans le domaine des semi-conducteurs et des technologies de l’information et de la communication (TIC), fait aujourd’hui des progrès significatifs dans l’industrie spatiale. Bien qu’historiquement modeste, le programme spatial taïwanais s’est transformé depuis 2020, sous l’impulsion de la présidente Tsai Ing-wen qui s’est engagée à développer les capacités spatiales du pays. Parmi les étapes clés figurent l’adoption de la loi sur le développement spatial et la création de l’Agence spatiale taïwanaise (TASA), qui a renforcé les ressources et la visibilité des ambitions spatiales de Taïwan.
La surproduction chinoise de puces matures : Des craintes infondées
La Chine, plutôt que d’inonder le marché mondial des semi-conducteurs à technologies matures, s’en dissocie. Si les politiques industrielles chinoises favorisent de plus en plus la production nationale de semi-conducteurs, sa propre demande en puces, en constante augmentation, devrait empêcher une arrivée massive de puces chinoises à bas prix sur les marchés étrangers. Cependant, à mesure que Pékin progresse dans son objectif de réduire la dépendance des industries nationales aux puces étrangères, les entreprises européennes et américaines de semi-conducteurs à technologies matures pourraient ressentir les effets d’un écosystème de semi-conducteurs chinois de plus en plus « involué » (内卷).
La Chine en quête d'un saut quantique
La course mondiale pour exploiter les sciences quantiques s'intensifie. Reconnaissant le potentiel stratégique des technologies quantiques pour le développement économique, militaire et scientifique, la Chine concentre ses efforts sur des percées scientifiques afin de rééquilibrer le rapport de force, notamment dans sa compétition avec les États-Unis. Le président Xi Jinping a souligné l'importance de l'innovation scientifique, en particulier dans les domaines quantiques, pour stimuler le développement national et garantir la sécurité.
L’approvisionnement énergétique de Taïwan : talon d’Achille de la sécurité nationale
Faire de Taïwan une « île morte » à travers « un blocus » et une « rupture de l’approvisionnement énergétique » qui mènerait à un « effondrement économique ». C’est ainsi que le colonel de l’Armée populaire de libération et professeur à l’université de défense nationale de Pékin, Zhang Chi, décrivait en mai 2024 l’objectif des exercices militaires chinois organisés au lendemain de l’investiture du nouveau président taïwanais Lai Ching-te. Comme lors des exercices ayant suivi la visite de Nancy Pelosi à Taipei en août 2022, la Chine avait défini des zones d’exercice faisant face aux principaux ports taïwanais, simulant de fait un embargo militaire de Taïwan. Ces manœuvres illustrent la pression grandissante de Pékin envers l’archipel qu’elle entend conquérir et poussent Taïwan à interroger sa capacité de résilience.